À 100 jours de Vancouver 2010

Publié par Sébastien Goulet pour CorusNouvelles le mercredi 4 novembre 2009 à 09 h 04. Modifié à 10 h 30.
À 100 jours de Vancouver 2010
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(Corus Sports)- Sébastien Théberge, porte-parole du Comité organisateur des Jeux olympiques de Vancouver, est venu célébrer le décompte à la radio officielle francophone des Jeux, CKAC Sports.

En audio, Sébastien Théberge en entrevue à l'émission « Sport du lit », à CKAC Sports



Les préparatifs avancent roulement : « La Ville de Vancouver nous remet officiellement le village olympique, mercredi. Nous en serons locataires jusqu'à la fin des Jeux paralympiques. Les sites de compétition sont prêts depuis un an et demi, car c'est une promesse que nous avions faite aux athlètes. À toutes fins pratiques, nous en sommes à régler les derniers détails logistiques, au niveau du transport, de l'hébergement pour les bénévoles, surtout dans le coin de Whistler. Mais ce sont des défis auxquels ont fait face tous les comités organisateurs. »



Le relais de la flamme olympique a également pris son envol, le weekend dernier : « La flamme est présentement au Yukon, fera le tour du Grand Nord, puis arrivera au Québec le 10 novembre. J'étais avec Alexandre Despatie lors de l'arrivée de la flamme au Canada, car il était un des quatre premiers porteurs de flambeau. Alexandre était ému, il était content. Idem pour Simon Whitfield et Catriona Le May Doan qui étaient heureux de vivre les Jeux chez eux. Pour chaque petit village, petite ville, chaque communauté autochtone devient une ville olympique pour une journée. Près de 90 % de la population canadienne pourra approcher la flamme. Ça arrivera une fois dans une génération. »



La flamme fait toujours rêver autant de gens : « C'est merveilleux à voir. Plus de deux millions de Canadiens ont fait une demande pour être porteur de flambeau. Je n'entends que des gens qui sont déçus de ne pas être porteur. Nous avions le choix de faire un relais international, d'aller raconter l'histoire du Canada à travers le monde. Ce sont nos troisièmes Jeux olympiques au Canada. Nous avons choisi d'aller d'un bout à l'autre du pays dans ce qui est le plus long relais de l'histoire des Jeux olympiques à l'intérieur d'un même pays. Nous voulions rassembler le pays pendant ces 106 jours et créer un esprit qui impliquera tout le monde au début des Jeux, en février. »



L'argent investi dans la sécurité est justifié, selon lui : « On a souvent critiqué les gouvernements de la Colombie-Britannique et fédéral pour le montant d'argent investi dans la sécurité en prévision des Jeux. Il y a présentement, à Vancouver et Whistler, l'exercice «Or» qui implique les forces policières de partout au pays.



Tous les scénarios sont étudiés, autant les attaques terroristes que la pandémie de grippe. La pandémie peut représenter le plus grand problème. Les athlètes pourront vous raconter que la moindre grippe peut tout changer pour eux. Ils sont excessivement prudents, et notre rôle est de s'assurer que tout soit hygiénique pour eux, autant que pour les spectateurs. Ceci dit, il reste encore trois mois avant les Jeux olympiques. On verra où c'en sera à ce moment. »



La critique est normale, peu importe l'événement : « C'est le propre d'une grande organisation qui tient les Jeux dans un pays qui en a déjà vu d'autres. On a déjà vécu la magie, un peu. Il faut réaliser qu'il y a sept ans entre l'attribution et la tenue des Jeux olympiques. Pendant cinq ou six ans, on ne fait que parler des problèmes de transport, des coûts additionnels, mais, en récession, bien des villes aimeraient accueillir des Jeux olympiques. C'est une fenêtre d'ouverture sur le monde pour la ville et le pays. Tout culminera sur une magie dont on parlera encore dans 20 ans. Les gens de Québec veulent obtenir les Jeux, même si ceux de Vancouver coûteront deux milliards $. »



Il dit reconnaître que ce ne sont pas tous les Canadiens qui se sentent interpellés par les Jeux : « Vancouver, c'est loin. Certaines personnes au Canada demeurent plus près de l'Angleterre que de Vancouver. Il se dégage des histoires positives et le relais de la flamme nous amène à parler de cette magie. Les gens veulent entendre de belles choses, ils veulent que l'on gagne notre première médaille d'or au Canada. Combien de jeunes d'ici feront-nous rêver de participer aux Jeux olympiques? Ça ne s'achète pas, un rêve. »



Le décompte s'amorce donc, ce mercredi : « Tous les comités organisateurs célèbrent les 100 jours. Jay Leno en parle, Conan O'Brien aussi. Le gouvernement canadien tient un événement dans 30 ambassades à travers le monde. Nous sommes prêts. Nous amorçons la dernière phase de la vente des billets, samedi. Il reste 100 000 billets à vendre. »



La population pourra compter sur des jeux bilingues : « Nous nous faisons souvent critiquer de ne pas offrir de services en français. Nos 3 500 bénévoles bilingues offriront les services en français. Tout ce qui s'appelle diffusion, médias, signalisation se fera également en français. Nous aurons tellement de visiteurs du Québec et du Nouveau-Brunswick que nous devons être en mesure d'offrir ces services. Nous sommes tout près du but. Nous avons dépassé nos objectifs. »



Et le déficit? « Notre budget est équilibré. Nous n'aurons aucun site qui ne deviendra un éléphant blanc. Tout sera soit repris par la communauté ou revendu au secteur privé. Le centre de glisse de Whistler servira tout comme celui de Calgary. Les équipes nationales pourront s'entraîner. Idem pour l'anneau olympique de Richmond. »



Visitez RDSOlympiques.ca et CTVOlympics.ca (anglais) pour une couverture complète des Jeux Olympiques d'hiver de 2010 à Vancouver.

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