Les Kings, rois pour longtemps ?

(CKAC Sports) - Avec des joueurs comme Drew Doughty, Jack Johnson, Anze Kopitar, Jonathan Quick et Dustin Brown, il y a fort à parier que les Kings de Los Angeles formeront l'une des puissance de la Ligue nationale, au cours des prochaines années.
En audio, écoutez l'entrevue intégrale qu'a livrée Luc Robitaille à Martin McGuire
Au moment d'écrire ces lignes, les Kings connaissent une saison de rêve, eux qui occupent le 5e rang dans l'Ouest, avec une récolte de 80 points en 63 matchs. À l'instar des Blackhawks de Chicago, les Kings ont plus souvent qu'autrement terminé en fond de classement, héritant ainsi de précieux choix au repêchage.
Même si le Canadien a toujours indiqué qu'il ne procéderait jamais de cette façon afin de se doter d'un club compétitif, force est d'admettre que la machine de L.A., elle, semble bien huilée...et pour longtemps.
« On a eu trois années difficiles, mais on a été patient, indique Luc Robitaille, président des opérations affaires chez les Kings. L'an dernier, même si nous n'avons pas accédé aux séries, nous n'avons pas paniqué, car nous avions vu une belle amélioration de nos jeunes. Cette année, on voit la différence et tout va bien avec les Anze Kopitar, Dustin Brown ou Drew Doughty ».
À les voir aller, avec un noyau extrêmement jeune, les Kings risquent d'être une puissance pendant plusieurs années.
« Tout va bien, c'est certain. Mais nous ce qu'on veut, ce n'est pas seulement de faire les séries, mais de gagner les séries. On veut bâtir un club qui sera compétitif pour les dix prochaines années. Disons qu'on est dans le droit chemin et on veut que ça continue ».
Robitaille, contrairement au CH, croit que le fait d'avoir fini dans la cave pendant quelques années a définitivement eu plusieurs effets positifs.
« Quand tu finis dans le bas du classement pendant une coupe d'années, tu repêches parmi les premiers alors tu obtiens d'excellents joueurs. Notre directeur général, Dean Lombardi, a également fait de bonnes acquisitions », ajoute Robitaille.
Il est difficile de le contredire quand on pense aux Drew Doughty (2e, 2008), Anze Kopitar (11e, 2005) ou Dustin Brown (13, 2003) - trois joueurs dominants - qui ont tous entendus leur nom être mentionné assez tôt aux différents repêchages. Il faut également ajouter Jack Johnson, un excellent défenseur, qui a été repêché derrière Sidney Crosby et Bobby Ryan en 2005. Dans ce cas, toutefois, il faut donner crédit au directeur général Dean Lombardi qui a réussi à l'acquérir en 2006, dans une transaction impliquant quatre joueurs.
« Jack Johnson, c'est un gars dont on parle moins, mais qui est tellement efficace. Je crois que notre équipe est également bien garnie en défense avec ces deux là (Johnson et Doughty) ».
Alors que l'Avalanche du Colorado ne voulait plus de Ryan Smyth, et de son salaire de 6,5 millions $ , les Kings eux, ont vu en Smyth un mentor pour les jeunes.
« C'est important quand tu as une équipe jeune d'aller chercher des vétérans qui sont capables de montrer ce que ça prend pour avoir du succès. Ryan Smyth travaille très fort, il est toujours le dernier à quitter la patinoire lors des entraînements. C'est important de bien entourer ses jeunes, comme l'ont fait Detroit ou l'Avalanche avec Joe Sakic ».
Là encore, l'organisation des Kings semble avoir gagné son pari. En 48 parties cette saison, Smyth a marqué 20 buts et récolté 40 points. Il faut également mentionner, comme el souligne Robitaille, que Smyth a apporté beaucoup de vécu et d'expérience avec lui, ce qui n'est pas négligeable quand on a l'une des équipes les plus jeunes du circuit.
« À Los Angeles, on a la plage ! »
Certains analystes pensent cependant que les Kings auront de la difficulté à garder tous ces jeunes joueurs lorsqu'ils devront signer de nouveaux contrats. Robitaille ne semble pas trop s'en faire.
« Je pense que oui (on pourra tous les garder). Dean (Lombardi) a bien géré le plafond salarial et on a encore de la place la saison prochaine. Ces gars-là vont recevoir de bons contrats, qu'ils méritent, et après on ira chercher des attaquants qui seront peut-être prêts à accepter moins d'argent, car on aura une bonne équipe. En plus, on est à Los Angeles. On a la plage c'est quand même pas pire !, lance Robitaille en riant. C'est un peu comme ça qu'on va se vendre ! ».
Moyenne d'âge des équipes de la LNH
Toronto 26,7
Columbus 26,8
Edmonton 27,0
Chicago 27,2
Floride 27,4
Colorado 27,5
Los Angeles 27,5
NY Rangers 27,6
Tampa Bay 27,7
NY Islanders 27,8
Atlanta 27,9
Minnesota 27,9
Nashville 27,9
Philadelphie 28,2
Buffalo 28,3
St. Louis 28,3
Caroline 28,4
Dallas 28,4
Boston 28,5
Washington 28,5
Montréal 28,6
Vancouver 28,7
Anaheim 28,8
Ottawa 28,8
Phoenix 28,9
Pittsburgh 29,1
San Jose 29,3
Calgary 29,5
New Jersey 30,0
Detroit 31,1
Source: Stéphane Laberge, Sports-Labs




