« J'aurais aimé jouer avec les règles d'aujourd'hui » - Raymond Bourque

Publié le dimanche 8 novembre 2009 à 18 h 32 - par Vincent Destouches
« J'aurais aimé jouer avec les règles d'aujourd'hui » - Raymond Bourque
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(Corus Sports) - Honoré par la direction du Junior de Montréal à l'occasion du match face aux Remparts de Québec dimanche, Raymond Bourque a confié que les règlements d'aujourd'hui dans la Ligue nationale auraient avantagé son jeu.

Écoutez l'entrevue intégrale de Raymond Bourque avec Sébastien Goulet et Alexandre Champoux dans le cadre du Hockey du Junior, dimanche, à CKAC Sports

« Les règlements ont beaucoup changé depuis mon départ. J'aurais aimé ça jouer avec ces règles, surtout avec la rondelle. Pas de ligne rouge, pas d'accrochages... c'est super ! Mais sans la rondelle, c'est une autre histoire. Il faut que tu aies une position parfaite pour jouer à la défense aujourd'hui. Il faut que tu sois capable de patiner, et puis il faut avoir des yeux derrière la tête. Ce sont des qualités que j'avais, mais c'est vrai qu'il n'y a pas grand chose que tu peux faire aujourd'hui pour ralentir le joueur qui est à l'attaque. Il faut s'ajuster, savoir quand c'est le temps d'y aller le premier, et quand c'est le temps de ralentir et d'y aller ensemble. Si tu ne sais pas lire ces situations, tu vas te faire cogner solidement ! », a avoué Bourque en ondes à CKAC Sports.

La légende des Bruins s'est également confié sur l'évolution du marché du hockey junior depuis son passage, il y a plus de 30 ans. « C'est agréable à regarder. La différence, c'est que dans le temps on avait des joueurs de 19-20 ans qui restaient 4 ans, qui jouaient toute leur carrière junior. Aujourd'hui, un jeune de 18 ans, s'il est prêt pour la Ligue nationale, il s'en va. Mais, encore maintenant, la majorité des joueurs qui sont dans la Ligue nationale viennent du junior majeur, que ça soit au Québec, dans l'Ouest ou dans l'Ontario. »

Son fils Ryan joue avec les Remparts aujourd'hui, alors que Chris évolue avec les Penguins. Mais les conseils de Papa Bourque ne sont pas toujours les bienvenus, tout joueur mythique qu'il soit. « Je me suis impliqué (dans leur carrière), mais sans trop rien dire. Car même si j'ai joué 22 ans au hockey et même si j'ai connu du bon succès, je suis encore leur père. Donc si je dis des choses, ils me lancent un petit regard de croche... »

À la question de savoir qui était le joueur le plus difficile à arrêter en son temps, Bourque a livré quelques commentaires savoureux. « C'était Mario Lemieux, quand sa 'switch' était sur 'on'. Son physique, son talent, sa vitesse, sa force physique... Quand Mario avait le goût et qu'il était le temps de jouer, c'était le plus difficile à arrêter. Mais il faut dire que la 'switch' de Wayne Gretzky était toujours sur 'on' ! Il voulait compter cinq buts à tous les matchs. »

Enfin, "Ray" a dit tout le bien qu'il pensait de Luc Robitaille, qui sera intronisé lundi au Temple de la renommée. Il a notamment louangé son côté « sympathique et comique » et sa « joie de vivre exceptionnelle », ajoutant qu'il était une « inspiration pour beaucoup de joueurs qui ne sont pas repêchés dans les premières rondes ».

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