«Ça doit être dur pour eux, mais je m'en fiche, on est les champions!» -Matthieu Proulx

Publié le dimanche 29 novembre 2009 à 22 h 17 - par Corusnouvelles
«Ça doit être dur pour eux, mais je m'en fiche, on est les champions!» -Matthieu Proulx
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(Corus Sports) - Les joueurs étaient survoltés dans le vestiaire, après leur victoire digne d'un scénario d'Hollywood, contre les Roughriders de la Saskatchewan, dimanche soir.

En audio, écoutez les commentaires d'après-match des joueurs des Alouettes, suite à leur victoire en finale de la Coupe Grey

Le maraudeur Matthieu Proulx, qui a gagné deux fois la coupe Vanier, peut maintenant ajouter la coupe Grey à son palmarès. «C'est dans le top de mes souvenirs. C'est la meilleure édition des Alouettes depuis longtemps. Ça va rester dans ma mémoire. C'était difficile au troisième quart quand on tirait de l'arrière, mais ils ont fait une grosse erreur au quatrième, ça doit être dur dans leur vestiaire, mais je m'en fous, on est les champions!», a-t-il mentionné à Bruno Heppell.

L'ailier espacé Éric Deslauriers, qui a été blessé la grande majorité de la saison, se disait très émotif.

«Ça me fait tellement plaisir au coeur quand les gars viennent me dire que j'ai eu mon mot à dire dans cette conquête, même si j'ai été blessé cette saison. Ce fut une journée extraordinaire à Calgary. On boit du Champagne et on fume des cigares, je ne peux pas en demander plus! On est les champions de la Coupe Grey! Ça a été tellement émouvant. Je dédie la victoire à Jim Popp. C'est le gars qui fait notre équipe.»

Étienne Boulay, qui a permis aux Alouettes de continuer leur séquence lorsque Brian Bratton a échappé le ballon, avait de bons mots pour les partisans.

«Hey Montréal, on s'en vient avec la Coupe, il va y avoir une parade. J'ai tellement hâte d'être sur Ste-Catherine!»

Il s'est également dit très émotif. «J'ai les larmes aux yeux et j'ai hâte d'aller fêter avec le monde à Montréal, qui le mérite. Quand j'ai vu le placement raté, j'ai eu le coeur brisé mais quand j'ai vu le mouchoir, je savais que Damon allait le réussir ce coup-ci. J'ai vécu des beaux moments mais ça c'est le plus beau sentiment. Avec tout ce qu'on a vécu, je crois qu'on le mérite.»

Boulay a également mentionné que lorsqu'ils ont retraité au vestiaire, les joueurs ont mis les choses au clair.

«Arrivé à la demie, on était déstabilisé. On s'est dit, jeu par jeu, chacun fait ce qu'il a à faire. On a trouvé le moyen de gagner, il n'y a pas d'autres explications, c'est une victoire d'équipe.»

Martin Bédard, spécialiste des longues remises, qui en était à sa première année dans le Football professionnel, ne réalisait pas complètement ce qui se passait. «C'est incroyable, je suis bouche bée. Je ne le réalise pas encore. On a gagné, mais présentement c'est surréaliste. Quand Damon a raté le placement, je ne le croyais pas, j'étais à côté de lui mais quand j'ai vu les mouchoirs sur le terrain, l'espoir m'est revenu. Je savais qu'on allait avoir une autre chance. J'ai vraiment hâte de voir les partisans dans la rue.»

Le demi inséré des Alouettes, Danny Desriveaux, a quant à lui tenu à souligner la force psychologique de ses coéquipiers.

«Sur les lignes de côtés, j'essayais de faire ma part, mais comme tout le monde dans l'équipe, je n'ai jamais arrêté d'y croire. On avait beaucoup de mines qui restaient dans le crayon et on voulait bien terminer l'histoire. J'ai essayé d'envoyer mon énergie aux 12 gars sur le terrain. Ça porté fruit et on est content.»

L'ailier défensif Anwar Stewart abondait dans le même sens que son confrère «Laissez moi vous dire quelque chose, cette équipe n'a jamais abandonné. Nous méritions la victoire. Je voudrais dédier cette victoire à la ville de Montréal.»

Stewart en a profité pour faire une annonce aux partisans.

«Je suis de retour l'an prochain, c'est définitif.»

Alexandre Lebrun/Corus Sports

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