Il y a le comité des huit qui se préparent à jeter sur la table une foule de suggestions relativement aux coups portés à la tête. Ce groupe des huit réunit des directeurs généraux influents. Jim Rutherford, Caroline, Joe Nieuwendyk, Dallas, Ken Holland, Detroit, Brian Burke, Toronto, Doug Wilson, San Jose, Darcy Regier, Buffalo, Lou Lamoriello, New Jersey. et Paul Holmgren, Philadelphie, ont étudié le dossier et au cours des prochaines heures, ils apporteront des recommandations.
Le problème, c'est que le hockey a bien changé au fil des ans, les joueurs sont plus gros, plus costauds, le jeu n'a jamais été aussi rapide et les équipements plus sofistiqués que jamais. Et la surface de jeu est demeurée la même. Si un joueur frappe un rival avec son épaule, doit-on sévir?
Je pense qu'on fausse le débât. Je veux bien croire qu'une mise en échec avec l'épaule fait partie intégrante du monde du hockey et personne ne contestera cette théorie. On apprécie une bonne mise en échec.
Cependant, tout est dans l'intention.
Si on revoit la séquence de dimanche impliquant Matt Cooke et Marc Savard, on a un exemple parfait des coups portés à la tête... avec son épaule. Certains directeurs généraux diront que Savard avait la tête basse, d'autres affirmeront qu'il y a des joueurs qui ont des gabarits imposants et que, par conséquent, lorsqu'ils portent une mise en échec contre un joueur moins costaud, moins grand, c'est évident qu'il y aura contact à la tête.
Encore là , on soulève un point intéressant.
Mais, que fait-on de l'intention? Regardez des dizaines de fois le geste posé par Cooke à l'endroit de Savard et l'intention du joueur des Penguins c'était de faire mal à son rival. Sinon, il aurait pu facilement contourner son adversaire qui n'était plus en possession de la rondelle. Qu'on cesse de nous dire que le joueur terminait sa mise en échec. Boule... Cooke avait l'intention de blesser Savard et il a réussi.
C'est ce genre de situations qu'on doit éliminer avant qu'une tragédie ne marque le monde du hockey. L'intention de blesser, c'est ça qu'il faut enrayer. Des exemples il y en a plusieurs. Mike Richards à l'endroit de David Booth. Chris Neil à l'endroit de John Mitchell. La liste est longue...
PROLONGATION: Bruce Boudreau a décidé d'utiliser Semyon Varlamov, lundi soir, au lieu de José Théodore qui avait inscrit un jeu blanc, samedi, face aux Rangers. Une décision pour le moins bizarre et qui porte à croire qu'il n'a fait aucunement confiance à l'ex-gardien du Canadien... Rick Nash a été blessé, lundi soir, à Los Angeles. Une blessure à une cheville, on ignore toujours la gravité de la blessure...





Je me souviens de Larry Robinson, loin d'être aussi petit qu'R2D2.
Lorsqu'il plaquait les adversaires, il leur barrait tout simplement la route en plaquant de côté vers la bande en partant des hanches au épaules, il n'avait pas le coude sorti pour viser la tête.
Le joueur s'en rappelait après.
À l'époque où le CH avait une équipe de Hockey, tout joueur qui se risquait en zone offensive du CH devait en payer le prix.
Aujourd'hui au se sert davantage des épaules et des avant bras pour les mises en échec.
Je pense qu'un cour de mise en échec 101 serait bon pour les jeunes dans les rangs junior et aussi comment recevoir une mise en échec.
De plus, celui qui était maître à recevoir les mises en échec, c'était Wayne Gretzky, lorsqu'il savait qu'une mise en échec arrivait, il se collait sur la bande et absorbait la mise en échec, il ne résistait pas.
La seconde que le coude est utilisé pour plaquer, une pénalité pour assaut automatique devrait être donner, préméditer ou non, 1 lancé de punition plus 5 mins avec buts illimités.
Pas besoin des coudes pour plaquer bon sens.
Dieu que le Hockey a baissé en qualité depuis, c'est vraiment loin de la crédibilité de la NFL.
L'INTENTION? QUELLE INTENTION?
Monsieur Pedneault, demandez-le à n'importe quel juriste, professeur de droit, avocat, notaire ou juge.
L'INTENTION, en droit, on voit ça en matières criminelles.
L'INTENTION criminelle, un substitut du Procureur Général n'a presque jamais à prouver ça.
Lorsqu'il met en preuve l'INTENTION criminelle de l'accusé, le substitut du P.G. s'est habituellement vu offrir un cadeau et il le dépose en preuve.
Il peut s'agir des aveux de l'accusé, interceptés sous une forme ou une autre, enregistrement sonore ou vidéo ou témoignage d'un complice ou autre. Mais c'est très exceptionnel.
Tout ça pour dire que l'INTENTION, en droit criminel, c'est comme le "lien de causalité" en droit de la responsabilité civile délictuelle. C'est un concept de droit dont on n'exige pas la preuve. On le déduit des faits.
Les juges n'en exigent habituellement pas la preuve qui s'avérerait parfois très difficile à faire, sinon impossible.
Il faudrait souvent sonder les cerveaux et les coeurs en recherchant midi à quatorze heures
L'INTENTION s'infère des faits mis en preuve.
L'accusé a posé tel acte, on infère qu'il avait telle ou telle INTENTION. C'est tout.
Vous faites un hold-up avec une arme chargée, et quelqu'un meurt, on retient que vous aviez l'INTENTION de tuer quelqu'un.
Point final.
On ne dit pas que le pauvre voleur a été malchanceux et que le coup est parti tout seul.
Si le voleur ne s'était pas présenté au dépanneur avec une carabine de calibre 12 à canon coupé, le coup ne serait pas parti du tout.
En droit civil, si vous laissez vos déchets graisseux dans un escalier qui est souvent utilisé, c'est donc que vous n'avez aucun respect envers la sécurité d'autrui et ça c'est le lien de causalité entre les faits reprochés et le dommage causé.
Le juge va dire que c'est de votre faute si untel est tombé. (Il s'agit au Québec de la cause C.S.S.T c. La charcuterie hébraïque.)
Le joueur de hockey qui blesse un adversaire en lui portant un coup de QUOI QUE CE SOIT à la tête, il avait l'INTENTION de blesser son adversaire.
C'est encore plus évident s'il s'agit d'un coup de poing.
Dans le cas d'un coup de hockey, le hockey peut avoir été élevé suite au geste d'un autre joueur mais le coup de poing dans une combat de boxe, ce n'est pas un autre qui l'a porté volontairement à la tête de l'opposant, c'est le combattant.
Je m'excuse de vous avoir imposé ce cours de droit 101 minute mais il faut arrêter de chercher midi à quatorze heures.
On accepte les blessures qui peuvent coûter des carrières ou on prohibe les comportements qui les causent. Merci.
Guy B, avocat.