Boom-Boom derrière le banc, fiston Danny sur la glace.

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L’ancien attaquant du Canadien Danny Geoffrion a eu la chance incroyable d’évoluer pour le tricolore avec son père Bernard derrière le banc. Le tricolore l’avait repêché au premier tour, 8ieme au total en 1978. Mais comme nous raconte Danny, ça n’a pas été une situation facile à vivre.

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« Il semblait assez clair que les Flames d’Atlanta allaient me repêcher. À ce moment-là Sam Pollock a demandé un temps d’arrêt, il était en pleines négociations avec Cliff Fletcher. Quelques instants plus tard, les deux équipes bâclent une transaction et le Canadien me sélectionne, 8ieme au total. J’étais très surpris, mais en même temps très excité de la possibilité de jouer pour la même équipe que mon père Bernard et mon grand-père Howie Morenz. Je peux vous dire que tout le monde était heureux dans ma famille. »

Avant de jouer pour le Canadien, Danny passe une saison avec les Nordiques de la ligue mondiale.

« Je savais qu’à Montréal j’allais devoir me mesurer à des joueurs comme Guy Lafleur, Mark Napier, Mario Tremblay et Rick Chartrand. Je me suis dit que mes chances de faire l’équipe étaient minces. J’allais me retrouver à Halifax et à ce moment-là plusieurs parlaient en mal de Halifax. Mon père m’avait donc conseillé d’accepter l’offre des Nordiques qui était plus alléchante. L’année suivante la ligue s’est effondrée et j’ai donc été retourné aux Canadiens. »

À son arrivée au camp en 1979, Danny était confronté avec la réalité que son père Bernard était son nouvel entraîneur-chef.

« Je n’avais pas une très bonne relation avec mon père. Ce n’est pas que l’on ne s’entendait pas bien, mais on se connaissait mal. Il n’était à la maison que 2 mois par année. Donc pour moi, la pression était forte lors du camp d’entraînement et justement, j’ai connu un camp épouvantable. Je tentais tout en mon pouvoir pour prouver à mes coéquipiers que j’avais ma place et que ce n’était pas à cause de mon père que j’étais là. Aujourd’hui je ferais tout au monde pour pouvoir revivre ces moments. Je ferais les choses bien différemment si je pouvais retourner en arrière. Je leur montrerais pourquoi le Canadien m’avait repêché au premier tour. Mais dans le temps je pensais trop à ne pas décevoir. Je sais que mon père tentait de me donner ma chance et c’est moi qui ne l’ai pas saisi. Je ne pensais qu’à ce que les autres allaient penser.»

Bernard utilisait son Guy Lafleur comme modèle pour son fils, mais de propres aveux, Danny se comparait plus à un gars comme Marion Tremblay. Bien sûr, avec un nom comme Geoffrion les attentes étaient hautes.

« J’ai été capable de franchir cette étape assez tôt dans ma carrière. Je ne sentais pas vraiment de pression additionnelle parce que je me nommais Geoffrion. Ce qui m’a fait mal c’est d’avoir mon père comme entraîneur et de ne pas le connaître suffisamment. C’est moi qui ai failli à ma tâche. »

Après seulement 32 matchs, même si son équipe était en première place, Bernard Geoffrion quitte son poste d’entraîneur-chef.

« Ç’a été toute une surprise de voir Claude Ruel s’emmener comme entraîneur-chef. Claude et Prof. Caron m’aimaient beaucoup, c’est eux qui m’avaient aidé à me rendre là où j’étais. Mais à ma grande surprise, moi et Normand Dupont n’avons pas joué du reste de la saison. On nous avait habillés pour le dernier match de la saison et c’est tout. Il n’y avait pas d’explication. C’était difficile mentalement. Lorsque j’ai quitté l’équipe, j’étais frustré, car je ne pensais pas avoir eu une vraie chance. D'ailleurs, je me souviens de m’en être pris à un adversaire lors de ce dernier match à cause de la frustration. Mon père a tenté de me remonter le moral. Finalement, j’ai connu une bonne saison à Winnipeg l’année suivante en marquant 20 buts. »

« Aujourd’hui je fier de pouvoir dire que j’ai porté l’uniforme du Canadien. J’aurais souhaité que les choses fonctionnent pour moi avec le Canadien. J’aurais aimé connaître une longue carrière avec le tricolore, mais parfois la vie en décide autrement. »

Jeremy Filosa / CKAC Sports.

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J'ai vu Danny Geoffrion patiner avec la puck pour les Royaux de Cornwall, coatché par M. Pépin, ce gars la m'a impressionné, alors que je jouais pour les Road- Runners du St-Laurence college de la même ville.Je crois que c'est en 1973.
Quand j'ai vu qu'il était sous les ordre de son père, je me suis dit, wow , bonne chance...
J'ai eu cette expérience au niveau mineur avec mon père qui avait joué de 1945 à 1954 pour les Braves de Valleyfield.
Enfin, je veux tout simplement dire que la pression est grande.
J'ai eu la chance de faire une petite apparition, en jouant sur la même ligne que Guy Lafleur,alors qu'il était repêché par le CH, probablement à sa dernière année avec les Remparts, et ce à la première école de
Hockey au Québec, dirigé par Marcel Pronovost (Maple Leafs)..Finalement,Danny m'avait plus impressionné.

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