Celui que l’on appelait ‘Little M’, Peter Mahovlich a passé 9 saisons avec le Canadien entre 1969 et 1978. Il a remporté 4 coupes Stanley dans l’uniforme du tricolore. Peter a eu la joie de pouvoir jouer avec son frère Frank ‘Big M’ pendant 4 saisons. Les deux frères ontariens se sont bien greffés à un noyau majoritairement québécois.
« C’était spécial de pouvoir jouer avec mon frère. Lorsqu’il a été échangé aux Canadiens en 1971, on s’en allait en série et il a de beaucoup amélioré notre équipe. Cette année-là , avec son arrivée en février, on a terminé la saison au 3e rang et on a été en mesure de gagner la coupe Stanley. Ce n’est pas seulement le fait d’avoir joué avec mon frère, mais c’est le fait d’avoir gagné la coupe Stanley avec lui. C’est ça qui rend la chose vraiment spéciale. »
Lors de leurs passages chez le Canadien, le noyau de l’équipe était formé de plusieurs Québécois : Jean Béliveau, Yvan Cournoyer, Jacques Lemaire, J.C. Tremblay, Guy Lafleur, Guy Lapointe, Henri Richard, Réjean Houle, Claude Larose et Marc Tardif…tous des Québécois.
« On n’a eu aucun problème à se joindre au groupe puisque notre objectif était identique au leur : gagner! C’est tout ce qui était important. Avec un seul but en commun, rien ne pouvait nous arrêter. On jouait pour le logo devant le chandail et non pour le nom à l’arrière. Non seulement étions-nous de bons amis, mais nous étions toute une équipe. Notre objectif collectif était de gagner à tout prix. Tu peux jouer pour une très bonne équipe, mais ne jamais rien gagner. Pour nous, la saison régulière ne comptait que pour se classer pour les séries. Il fallait se souvenir de ça. C’est Scotty Bowman qui trouvait toujours le moyen de nous motiver même lorsqu’on était seul au premier rang en saison régulière. »
Comme son frère, Peter a été échangé à Montréal via Détroit. Malheureusement pour lui, même après avoir passé 4 saisons dans la ligue nationale avec les Red Wings, il n’y avait pas de place pour lui à Montréal.
« À Détroit on n’avait jamais participé aux séries. En arrivant à Montréal, Sam Pollock m’avait dit qu’il croyait en mes habiletés, mais que je devais entamer son séjour avec le Canadien chez les Voyageurs. Lorsque tu arrivais à Montréal, tu ne pouvais pas t’attendre à faire le saut immédiatement, il fallait faire ses classes. D'ailleurs, plusieurs anciens glorieux, qui ont vu leur chandail être retiré, ont dû eux aussi passer par les ligues mineures. Après un an avec les Voyageurs, j’avais finalement ma place avec le grand club. »
Les joueurs qui ont le plus marqué Mahovlich durant son passage à Montréal sont les : Jean Béliveau, Henry Richard, J.C. Tremblay et John Fergusson.
« Je les considère tous comme de bons amis. Yvan Cournoyer, Guy Lafleur, Steve Shutt, Ken Dryden, Guy Lapointe et Serge Savard sont encore des gens avec qui je garde contacte. Bien évidemment, je parle aussi à mon frère Frank occasionnellement! Sans farce, à chaque fois que je croise un ancien comme Larry Robinson ou Mario Tremblay ou Jacques Lemaire ça me fait toujours plaisir de leur piquer un brin de jasette. Je crois que c’est important.»
Selon Mahovlich, il y a une raison particulière qui explique pourquoi même les Canadiens anglais étaient très fiers de porter l’uniforme, du Canadien, même s’ils étaient natifs de l’Ontario ou du Manitoba.
« Je crois que les 29 autres équipes pourraient prendre des notes du Canadien. C’est surtout de la façon donc ils traitent les joueurs. De la façon dont ils traitaient les joueurs et de la façon dont ils traitent aujourd’hui les anciens de l’équipe. Je crois que ça résume bien ma pensée. C’est une organisation de première classe sur toute la ligne. C’est pour ça que tout le monde voulait jouer pour le Canadien. Aujourd’hui, à part ma famille, tout le monde m’identifie aux Canadiens de Montréal. »
Jeremy Filosa / CKAC Sports





Bonjour ! Quel beau souvenir que celui du grand Peter ...pour moi il etait grand ..et tres amusant a voir ,il avait un humour qui plaisait au partisant et comme tout les autres jours il donnait son 100% a chaque soir , j'ai eu la chance d'assister tres souvent au match du Canadien au Forum car dans ce temps la ,plusieurs entreprises avait des dizaines de billets de saison et distribuait des billet a leur meilleurs clients ...et moi c'etait ma blonde qui était en charge de distribué les billets ...pour une sucursale de la Banque N-S .. donc j'était un régulier et je croit que je ne reverrai plus jamais autant de talents réuni dans une meme formation ,et ceux qui n'ont pas vu évoluer le Canadien des année 70/80 n'ont aucune idée des comparaison qui puissent y avoir! En fait ... y'a aucune comparaison posible .
Mon plus grand souvernir etait de voir jouer PETE MAHOVLICH a Montréal car il avait des bonnes mains et il jouait pour l'équipe et non pour lui. Également, je pense qu'il m'a inspiré comme joueur et je voulais jouer comme lui. A L'ÉPOQUE, LES LEMAIRE,COURNOYER,LAFLEUR,LES MAHOVLICH,TREMBLAY,DRYDEN,SHUTT,SAVARD,LAPOINTE,ROBINSON, FERGUSON,BÉLIVEAU,RICHARD ET LES AUTRES JOUEURS IMMORTALISÉS M'ON PROCURÉ DES JOIES IMMENSES LORS DE LA SOIRÉE DE HOCKEY AVEC LA VOIX DE RÉNÉ LECAVALIER.
A CETTE ÉPOQUE-LA , C'ÉTAIT DU HOCKEY ET DU BON HOCKEY.
Francis