(CKAC) - L’attaquant Murray Wilson a passé 6 saisons avec le Canadien entre 1972 et 1978. Pendant cette période il a remporté la coupe Stanley à 4 reprises, mais pour une raison inconnue, son prénom a été mal épelé 3 fois.
« Je ne sais pas comment ils se sont organisés pour mal écrire mon nom 3 fois, mais au moins je n’ai pas de misère à reconnaître la vraie coupe Stanley. »
Wilson a été sélectionné au premier tour en 1971 comme 11e choix au total. Mais cette saison-là , le Canadien avait aussi sélectionné Guy Lafleur comme premier choix au total. Ce choix avait été obtenu via les Golden Seals de Californie dans une transaction.
« Je dois dire que lorsque le Canadien m’a sélectionné je n’étais pas très heureux. Le Canadien venait de gagner la coupe et l’équipe était remplie de talent. Quelles étaient mes chances de percer l’alignement? J’étais un joueur maigre en provenance d’Ottawa. Je croyais vraiment que je m’en allais à Philadelphie, car ils avaient les 9e et 10e choix. »
Wilson a dû attendre à 1972 avant de faire son arrivée à Montréal.
« Frank Mahovlich était mon idole et il jouait à Montréal à ce moment-là . Tous les joueurs dans le vestiaire étaient des monstres à côté de moi, il y avait aussi Serge Savard. Cette année-là plusieurs joueurs avaient quitté l’équipe pour aller jouer dans la série du siècle, donc j’ai eu ma chance. J’en ai profité pour marquer quelques buts opportuns et lorsque les autres sont revenus j’ai réussi à garder ma place. Dans mon cas on m’utilisait dans un rôle défensif, un peu comme on a fait plus tard avec Bob Gainey.»
Wilson s’était donc rendu à l’évidence, il allait devoir se battre avec les meilleurs pour garder son poste.
« Je me suis rapidement habitué au fait que j’allais devoir me battre pour avoir ma place. J’avais toujours été un partisan du Canadien dans ma jeunesse donc j’étais heureux d’être ici, mais je n’étais vraiment pas sûr si j’allais avoir ma place dans ce vestiaire là . Les Flyers étaient une équipe de l’expansion et j’aurais probablement eu des meilleures chances là basses. Mais les choses ont bien tourné pour moi, j’ai eu l’heureuse chance de jouer pour le Canadien et en compagnie des meilleurs joueurs. »
Si Mahovlich était l’idole de Wilson, Henry Richard était son capitaine et c’est lui qui a le plus marqué le jeune Wilson.
« Dans mon coin de vestiaire, Mahovlich et Richard se trouvaient à côté de moi, donc je n’avais pas à répondre aux questions des journalistes. C’est toujours eux qui s’en occupaient. Henry menait cette équipe en demeurant tranquille. Lorsqu’il parlait, on l’écoutait. Yvan Cournoyer et Bob Gainey sont aussi devenus de bons amis. Je dois dire que j’ai été chanceux d’avoir joué avec les anciennes vedettes et ensuite avec les nouvelles vedettes. J’ai donc développé de belles amitiés avec ces deux groupes de joueurs, je suis vraiment tombé entre-deux.»
Wilson a gagné 4 coupes Stanley, mais il se souviendra toujours de la première des quatre, car c’était aussi la dernière d’Henry Richard.
« On était à Chicago et j’étais assis à côté de lui durant la majorité du match décisif. Je me souviendrai aussi de celle de 1976. J’ai été blessé cette année-là , mais je crois que l’équipe en général était extrêmement fière de ramener la coupe à Montréal. »
En 1978, Wilson se joint aux Kings après avoir été échangé durant le camp d’entraînement.
« J’étais triste de quitter le Canadien. J’avais raté presque toute la saison précédente à cause d’une opération au dos. Cliff Fletcher, qui était à Atlanta voulait m’avoir, mais le Canadien ne voulait rien savoir de lui rendre service, donc ils m’ont envoyé à Los Angeles. Ç’a été un moment très triste pour moi. Je n’avais jamais été échangé et la seule organisation que je connaissais était celle du Canadien. »
Comme plusieurs autres qui sont passés par Montréal, Wilson est convaincu que sa vie d’aujourd’hui a beaucoup été influencée par son passage avec le Canadien.
« Je crois qu’en fait ça beaucoup changer ma vie. Je suis encore très près des anciens. Avec mon emploi à CJAD ça me permet de demeurer près des anciens. Franchement je crois être le joueur le plus chanceux de l’histoire du Canadien de Montréal. »
Jeremy Filosa / CKAC Sports






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