Les Carabins auront été les artisans de leur propre malheur cet après-midi à Sherbrooke et je le dis sans rien vouloir enlever à la formidable performance du Vert et Or. Après 28 minutes de jeu, les Carabins dominaient mais ne menaient que par 13 points. Ils s'approchaient de la zone adverse mais ne réussissaient pas à capitaliser. De quoi inquiéter ai-je osé dire ouvertement sur nos ondes. Une mauvaise punition pour avoir rudoyer inutilement le botteur du Vert et Or, qui incidemment venait de rater un placement soi-disant facile, aura changé l'allure du match. Les gars de Sherbrooke, pour qui ce match était vital, ont recommencé à y croire. Deux touchés en moins de deux minutes avant la mi-temps et ils avaient pris le contrôle du match. C'était 14-13 en faveur de Sherbrooke. Les Carabins n'allaient plus inscrire aucun autre point non consentis par leurs rivaux. Deux semaines après avoir corrigé la puissante Université Laval, les hommes de Marc Santerre ont reçu leur propre leçon d'humilité. J'aurais envie de vous dire que le Vert et Or pourrait causer le même émoi la semaine prochaine contre le Rouge et Or de l'Université Laval. Sauf que le film du match risque fort de servir à Glen Constantin pour rappeler aux siens de ne rien prendre pour acquis lors de leur séjour en Estrie. Je vais me répéter. Le football ça se joue sur le terrain. Si les pronostics des experts étaient infaillibles nous serions tous riches. Ce ne sont pas les statistiques qui s'affrontent sur un terrain. Ce sont des joueurs. Seuls ceux qui font preuve de tenacité, de discipline et de persévérance sortent vainqueurs.
Aujourd'hui les Carabins ont échoué tant sur la tenacité, la discipline que la persévérance.






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