Wettenhall ne s'est pas porté à la défense de Smith

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Accompagné du président du Conseil d'Administration des Alouettes Paul Harris, le propriétaire des Alouettes Bob Wettenhall ne s'est pas porté à la défense de Larry Smith hier soir lorsque les journalistes l'ont approché à la mi-temps près de sa loge. "Je ne commente pas le statut de mes employés" a-t-il sèchement répondu avant de tourner les talons. En présence de celui qui avait évoqué récemment la possibilité de poursuivre la saison 2010 sans président advenant le départ de Smith, Bob Wettenhall avait pourtant là une occasion idéale de donner un appui sans équivoque à son président et faire mentir les différentes personnes qui m'ont décrit au cours des derniers jours la position inconfortable dans laquelle se trouve Larry Smith. Il ne l'a pas fait et ça ne m'a pas surpris.

Ça ne fait que confirmer le statut précaire du président même si ce dernier a timidement tenté de nous convaincre du contraire hier. Je dis timidement parce que lui non plus n'a rien nié préférant répéter qu'il était toujours en poste, que son fils avait quitté le nid pour relever de nouveaux défis et que les médias pouvaient écrire des histoires impressionantes. C'est bien vrai. Mais ça ne change rien au fond de l'histoire. Croyez moi si ce que j'avais avancé avait été faux, les démentis auraient fusés de toute part, en commençant par Paul Harris, le président du CA. Ce ne fut pas le cas et ça ne m'a pas surpris.

J'ai même trouvé Larry Smith fort habile dans son choix de mots et ses répliques soigneusement préparées (qu'il a répété avec quelques variantes à au moins trois occasions différentes). Louvoyer avec humour et dignité c'est un art que peu de gens maîtrisent aussi bien. "Je suis fier de mon fils. Ce n'est pas toujours facile de travailler pour son papa. Il avait besoin d'un nouveau départ" C'est très vrai. C'est très bien dit. Bravo, mais ça ne change rien au fait que Wes a été viré sans que le paternel n'ait pu cette fois l'en empêcher.

"Je suis ici. Je vais m'autoévaluer à la fin de la saison". C'est vrai. N'ai-je pas écrit qu'il a refusé de démissionner? Pour qu'il en soit autrement il faudra que Wettenhall le congédie ou se montre très persuasif pour "acheter" sa démission. Ce pourrait être la semaine prochaine comme dans six mois. Je ne le sais pas. Je ne suis pas devin. Larry non plus. Pas plus que son entourage ne peut prédire ce que décider Wettenhall et à quel moment il le décidera. Et il ferait mieux de bien soupeser le pour et le contre avant de décider. Mon collègue Serge Vleminckx de RueFrontenac.com a bien raison quand il dit qu'à la place de Bob Young qui songe à déménager ses Tiger Cats loin d'Hamilton soit à Moncton ou Québec, Larry Smith serait LE candidat idéal.

La prochaine semaine pourrait être déterminante pour la suite des choses. Larry Smith et le comité exécutif des Alouettes ont rendez-vous à New York pour faire le point et entreprendre la planification administrative de la saison 2011. Même si il s'efforçait de crâner hier soir et de se moquer gentiment des journalistes en "quêtant" à la blague un emploi tantôt à RDS, tantôt à Radio-Canada ou CKAC, Larry Smith tirera certes leçon des fourberies qui se sont tramées à son insu dans le nid et qui ont mené au congédiement voilé de son fils Wes. Comme le veut le dicton populaire; il faut garder ses amis près de soi et ses ennemis encore plus près..."

Mais pour l'instant, et en partie par la faute de Robert Wettenhall, Larry Smith ne peut qu'attendre de voir de quel côté tournera le vent. Il n'a pas bronché quand je lui ai demandé pourquoi Paul Harris avait évoqué son départ et l'échéance idéale pour dénicher son éventuel successeur. Il s'est contenté de me répliquer "C'est toi qui a écrit ça". C'est vrai. Je ne le nie pas. Et lui non plus ne l'a pas nié. En fait personne n'a rien nié. Tout le monde a dit la vérité, juste la vérité, rien que la vérité mais pas nécessairement toute la vérité. Or parfois les omissions sont plus révélatrices que les déclarations.

Larry Smith est-il plus isolé que jamais?

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La scène n'avait pas manqué de m'intriguer. C'était lors du match d'ouverture locale des Alouettes dans une des loges flambant neuves du Stade Percival-Molson. Il y avait là des clients, des commanditaires et quelques décideurs d'organisations avec qui les Alouettes ont des partenariat commerciaux. Il y avait aussi deux des vice-présidents des Alouettes. Une bière à la main, ils ont échappé quelques blagues d'un goût douteux dans les circonstances au sujet de leur collègue Wes Smith, alors lui aussi un des "VP" de l'équipe. J'Imagine qu'ils n'avaient pas remarqué ma présence. Mais je me souviens d'avoir trouvé que ce n'était ni le lieu, ni le moment pour se moquer du "fils du boss". Je sais aujourd'hui que je ne fus pas seul à trouver leur commentaire déplacé.

En fait, au cours des trois dernières années, Wes Smith a souvent été victime de remarques désobligeantes proférées à son insu par divers membres de l'organisation. J'imagine que c'est normal que le "fils du boss" fasse des jaloux, surtout quand le patron en question voit son fils lui succéder un jour. J'imagine que c'est normal qu'on parle "dans son dos" au bureau. Ça dérange toujours un "fils de boss". Cela indispose particuièrement les autres prétendants au trône qui s'empressent inévitablement d'affûter leurs couteaux.

Mais de toute évidence, l'affaire aura pris de l'ampleur au cours des dernières semaines, au point de mener à la démission du jeune homme. Et plus j'obtiens des informations sur ce dossier, plus il est clair que de façon subtile ou non, Wes Smith a été poussé vers la porte. Un ou des membres de la direction aurait même passé le message directement auprès du propriétaire Robert Wettenhal d'intervenir et d'écarter du nid le fils du président.

Vous pouvez imaginer l'ambiance depuis. Déjà coupé de son département football dirigé par Jim Popp, Larry Smith a toutes les raisons ce matin de se sentir trahi par certains de ceux qu'il croyait pourtant être ses plus fidèles lieutenant sans pour autant avoir l'impression d'avoir l'appui indéfectible du propriétaire Wettenhall. Bref, Larry est plus isolé que jamais au sein d'une organisation qu'il aura pourtant remis sur les rails, qu'il aura porté à bout de bras pendant des années.


Si les Alouettes semblent bien remis de leur défaite à Toronto et fins prêt à se mesurer aux Blue Bombers demain soir Stade Percival-Molson, le climat est beaucoup plus orageux dans les bureaux administratifs de la rue University. CKAC Sports a appris que le fils de Larry Smith, Wes, a remis sa démission à titre de vice-président des ventes de partenariat aux entreprises. Sur le site des Alouettes son nom a d'ailleurs été éliminé de la liste de membres du personnel de direction. Dans les faits, on l'aurait carrément forcé à démissionner. Selon nos sources, la renégociation à la baisse à hauteur de 30% de la valeur du contrat de commandite consentie par la Brasserie Molson ainsi que les ventes décevantes des nouvelles loges corporatives auraient terriblement déplu au propriétaire Robert Wettenhall. Plusieurs décideurs dans la communauté des affaires nous disent d'ailleurs que le prix exigé pour ces loges dépasse l'entendement. Si c'est d'abord une décision d'affaires, cela se veut aussi un autre camouflet au président Larry Smith qui n'avait jamais caché son intention de voir un jour son fils lui succéder à la tête de l'organisation montréalaise.

Pas étonnant que dans les bureaux mais aussi dans le vestiaire, le bruit court que Larry Smith aurait lui aussi été invité à remettre sa démission. Selon mes sources, le président du conseil d'administration Paul Harris aurait même évoqué, il y a quelques semaines, la possibilité de compléter la saison 2010 sans qu'un nouveau président soit nommé. Smith, qui serait en période de réflexion, aurait refusé de démissionner pour la bonne raison qu'une clause dans son contrat prévoit qu'il toucherait une substantielle indemnité de départ advenant son congédiement. Certaines sources au sein de l'organisation parlent d'un montant de près d'un million de dollars. Robert Wettenhall, déjà très irrité de continuer à perdre de l'argent malgré ses investissements pour revamper le domicile des Z'Oiseaux est-il prêt à payer ce prix pour se débarasser d'un président en qui il n'a visiblement plus confiance? Notons qu'il resterait trois ans au contrat liant Larry Smith aux Alouettes.

Les Alouettes doivent retrouver le soucis du détail...

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Mathieu Proulx a bien raison. La défaite face aux Argonauts samedi soir à Toronto n'est ni dramatique, ni catastrophique. Ces deux équipes s'affronteront encore deux fois d'ici la fin de la saison 2010. Et vous me permettrez d'ajouter que bien que leurs fiches après sept matches soient identiques, il y a encore un immense fossé qui les séparent. Les Alouettes ont jusqu'ici marqué 51 points de plus que leurs rivaux de Toronto tout en allouant 23 points de moins. Anthony Calvillo a une cote d'efficacité de 111.1 tandis que celle de Cleo Lemon n'est que de 86.9. Il a gagné plus de 2300 verges par la voie des airs tandis que Lemon n'en a pas 1500!

Vous me direz que la défensive des Argonauts est solide? Certes. Mais malgré certains matches difficiles, celle des Alouettes lui demeure supérieure. Vos Z'Oiseaux n'ont permis à leurs adversaires de compléter 57.6% de leurs tentatives de passes (2e dans la ligue derrière Calgary avec 57.3%). Toronto ferme la marche à ce chapitre avec une défensive qui a permis aux autres quarts de compléter 68.7% de leurs passes. Et la défensive montréalaise a réussi 16 sacs, deux ois plus que celle des Argos.

Alors pour ces fiches de 5-2 on prendra tous de grandes respirations avant de croire que le Argonauts ont véritablement rejoint le niveau de jeu des Alouettes.

Cela dit, la troupe de Marc Trestman se doit de corriger le tir si elle souhaite aller défendre son titre de championne de la Coupe Grey en novembre prochain à Edmonton. Et ça commence par le soucis du détail.

Fin stratège, Trestman est un maniaque des détails. Ses patrons de jeux de même que ses plans de matches reflètent cette obsession. Ce qu'il exige de ses joueurs est très complexe. Quand ça marche c'est tout simplement génial et totalement déroutant pour les défensives adverses. Malheureusement, plus c'est compliqué moins grande est la marge d'erreur. Les joueurs des Alouettes le reconnaissent. Une assignation ratée, un jeu mal jugé ou une stratégie incomprise et ce qui sur papier semblait génial devient rapidement un fouillis inextricable en pratique.

Il n'y a certes pas lieu de paniquer. Cette équipe-là a trop de talent pour ça. Elle est trop bien dirigée pour ça. Il suffit que chacun retrouve ses repères, paufine sa technique et s'applique à chaque jeu. Les Alouettes demeurent la référence dans l'est et l'une des trois melleures équipes de la ligue. Je n'en démors pas. Je vous dirai même que je continue de douter des Argonauts, que je persiste à dire qu'ils auront davantage à se méfier des Tiger Cats et des Blue Bombers que de prétendre déloger Montréal du premier rang d'ici la fin du calendrier régulier. Je continue aussi de croire, tout comme mon collègue Bruno Heppell, qu'en dépit de ses progrès, Cleo Lemon est le moins bon des quarts partants de la LCF. Soyons sérieux, si vous aviez à choisir entre Lemon ou Kevin Glenn? Entre Lemon ou Buck Pierce? Et je n'ose même pas vous balancer les noms des quarts partants de l'Ouest comme mesure-étalon.

Comme le suggérait mon collègue Miguel Bujold de La Presse, les Argonauts doivent peut-être leur étonnante fiche à un savant effet de fumée et de miroirs qui s'avérera des plus éphémère. Mais c'est néanmoins une bonne nouvelle vu la périlleuse situation dans laquelle se retrouvent tant les Lions que les Eskimos. On ne risque pas d'avoir à subir cet automne une autre demie-finale, voire une finale de l'est mettant en vedette une équipe de l'ouest. Ce sera peut-être même le monde à l'envers dans la folle planète de la LCF: l'équipe qui terminera dernière dans l'est pourrait bien aller disputer, à Régina ou à Calgary, la demie-finale de l'Ouest. J'entends déjà les hurlements s'élever dans les Prairies et le Rocheuses. Et, pour vous dire franchement, je trouve cela très amusant.


Une gifle à Larry Smith...Le grand Serge sera-t-il son Sauveur?

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Robert Wettenhall est un rude homme d'affaires. En prenant un peu de recul pour analyser ses propos lors de l'annonce de la prolongation de contrat accordée à Jim Popp jusqu'en 2014, on peut facilement comprendre que le propriétaire des Alouettes a pris le temps de peser le poids de chacun de ses mots. Il les a d'ailleurs livré avec un aplomb et une agressivité inhabituels qui n'auront échappé à personne.

"Jim Popp est le seul responsable, pas le propriétaire, pas l'administration, il est le seul responsable de la domination affichée par les Alouettes dans la première décennie de ce siècle". Il a martelé chacun de ces mots comme pour bien s'assurer que le message serait compris. Et de toute évidence le message était dirigé vers l'homme qui était assis à sa droite, le président de l'équipe, Larry Smith. C'était un camouflet à peine déguisé. Une claque en pleine face oserais-je ajouter sans hésiter. Une gifle, une vraie, destinée à celui qui aura essayé de court-circuiter le processus de négociations menant à la prolongation de contrat du vice-président aux opérations football des Z'Oiseaux.

L'automne dernier, lorsque Jim Popp a voulu savoir quels étaient les plans d'avenir des Alouettes à son endroit, lui dont le contrat arrivait à échéance à l'issue de la saison 2010, il n'a pas reçu la réponse enthousiaste qu'il souhaitait. Loin de là. Tout au contraire, même si personne ne nous le confirmera, son patron immédiat, Larry Smith, l'aura laissé languir. Une douce vengeance quand on connait l'état pitoyable des relations entre Smith et Popp. Tous deux, comme des enfants gâtés, n'en finissent plus depuis des années de se quereller et d'espérer les faveurs de leur bon papa, le propriétaire Robert Wettenhall. J'ai toujours soupçonné ce dernier de jouer les Jules César et d'encourager l'un ou l'autre dans une stratégie antique où l'on divise pour mieux régner. D'autant que Smith pilotait le périlleux mais nécessaire projet d'agrandissement du Stade Percival-Molson et qu'il avait les contacts politiques pour y parvenir. D'autant que Popp, présent depuis le tout début de l'aventure, n'en finissait plus de trouver le talent nécessaire pour procurer aux Alouettes une équipe compétitive. Qu'ils s'aiment ou pas, Wettenhall en bon homme d'affaires n'en avait rien à cirer. Les résultats étaient là. Ses besoins personnels, comme propriétaire d'équipe, étaient assouvis.

Mais dans toute l'histoire de l'humanité, rares sont les histoires de frères ennemis qui se sont bien terminées. Désolé mais tout indique que celle-ci ne fait pas exception. L'ambiance n'était vraiment pas à la fête lors de l'annonce du prolongement de contrat octroyé à Popp. C'était même lourd, très lourd. "Tout est bien qui finit bien" clamait un savant confrère. Heu, vraiment pas sûr de ça mon cher Miguel. Mercredi midi, Robert Wettehall semblait furieux comme le père de famille qui vient de tancer ses fils avant d'avoir été contraint de choisir son préféré. Il l'a fait. À contrecoeur peut-être mais il l'a fait. Jim Popp était l'heureux élu. N'en déplaise à Larry Smith. "Tu as voulu que je choisisse? Ben j'ai choisi!" lui a-t-il peut-être dit en coulisses. Vu le langage corporel de tout un chacun c'était tout comme.

De toute évidence, quand on analyse la situation de plus près, l'abcès n'a pas été crevé au cours des dernières heures. Je m'étais étonné de l'absence de Wettenhall lors de la belle cérémonie d'inauguration du Stade Percival-Molson rénové en grande partie avec son argent. "C'est le jour de Larry Smith, il a préféré s'effacer" m'a expliqué un porte-parole de l'équipe sans grande conviction. Ouais. Il lui a plutôt donné son heure de gloire pour mieux lui faire comprendre que malgré cet exploit, il n'était pas son "fils" favori.

Mercredi, Larry Smith avait du mal à sourire lui qui a pourtant toujours l'air d'être le plus heureux des gens heureux. Je ne me souviens pas de l'avoir vu afficher un mine si contrite, la tête si basse, le regard si fuyant et le sourire si hésitant, si peu convaincant. Faut connaître un peu le "p'tit Larry" pour comprendre. Ce gars-là est capable de vous accorder, comme si de rien n'était, une entrevue sous un nuage orageux et demeurer impassible malgré la pluie qui s'abat sur lui ou les éclairs qui s'abattent à trois centimètres! Il arrivera même dans la plupart des cas à vous convaincre qu'il fait soleil et que la vie est sans tracas.

Ce n'était pas le cas mercredi.

À la gauche de Larry Smith, Robert Wettenhall avait le mors aux dents. C'était évident. Il avait aussi toutes ses facultés. Il était l'homme d'affaires intraitable qui a su gonfler son compte en banque à des niveaux inimaginables pour le commun des mortels. Il n'était pas ce sympathique vieux richard un peu bourré et mal fringué qui distribue les poignées de mains amicales les soirs de match. Non monsieur. Mercredi midi, c'était le richissime Wettenhall qui était à la table. Celui qui est capable de vous bouffer tout rond comme un requin sans s'excuser. Et l'ambiance n'était pas à la fête!

Et Paul Harris, le président du Conseil d'Admnistration, qui a mené les négos, semblait avoir autant envie d'être là qu'à une séance de spiritisme organisée par le Cercle des Fermieres du plus petit village d'Amérique ou une journée de magasinage d'escarpins avec un groupe de fans d'Ismelda Marcos. Et encore, avec la tronche mortuaire qu'il affichait sur la tribune d'honneur j'en suis venu à me demander si un traitement de canal sans anesthésie ne lui aurait pas semblé une façon plus amusante de passer son début d'après-midi.

Jim Popp lui, tout au contraire, était rayonnant. Un peu trop même. Le contraste avec les trois autres n'en était que plus frappant. Il ressemblait a un enfant qui venait de déballer ses cadeaux de Noël. Il n'avait pas accepté un nouveau contrat, il venait d'infliger une défaite à Larry Smith. J'ajouterai qu'il avait de quoi pavoiser, que c'en était toute une pour Larry. Certes Popp a perdu des plumes dans ce duel. Son égo, tout aussi gigantesque que celui de son rival, a été meurtri. Mais ces blessures-là en valaient probablement la peine. Pas les autres.

Popp est un bon joueur de poker mais quand il est question de sa famille, sans le vouloir,il baisse la garde et c'est tout à fait normal quant à moi

Les égratignures à l'égo comptent pour bien peu quand dans pareille bataille on en vient à décider de déraciner toute une famille juste au cas-où. Les six enfants de Popp sont nés à Montréal et y ont grandi. Transplantés en Caroline du Nord, ils ne la trouvent pas facile. On peut imaginer que la conjointe de Jim ne saute pas sur les toîts non plus. Certes Jim, vu son acharnement au travail (cause principale de ses succès) n'était pas le plus présent à la maison de toute façon pendant la saison de football. En crânant il nous a d'ailleurs confié: "Bon plutôt que de rentrer à la maison à minut je vais peut-être maintenant rester au bureau jusqu'au milieu de la nuit, sinon je m'emmerderais". Mais quand il parle de sa famille on le sent émotif, et pour cause. Elle aussi a perdu dans le processus. C'est clair.

Cela dit, pour l'instant, le grand perdant demeure Larry Smith. Ses velleités de mâter Jim Popp, voire de l'écarter du nid, lui ont valu une fin sans équivoque de non-recevoir. C'est même un désaveu quand Wettenhall prend la peine de préciser que personne d'autre, ni le proprio ni l'administration, n'est responsable des succès de l'équipe sur le terrain sauf Jim Popp. Il sera maintenant intéressant de voir comment Larry Smith trouvera le moyen de se relever de ce violent uppercut. Que lui reste-t-il à accomplir? Le nouveau stade a été livré, les gradins sont pleins et l'équipe gagne. Quelques défaites et ce pourrait-être un autre scénario. Le "p'tit Larry" est-il encore un aussi bon vendeurs de billets comme à cette époque où, de centre d'achats en centre d'achats, il a ravivé la flamme des amateurs de football?

Robert Wettenhall a, et ce n'était pas innocent, établi la hiérarchie des Alouettes en même temps qu'il a confirmé le retour de Popp jusqu'en 2014. Le patron c'est lui. Le propriétaire c'est lui. Son homme de football c'est Popp. Des questions? À moins que quelqu'un veuille racheter le club et en faire ce que bon lui semble.

Larry Smith, après son passage à The Gazette, n'a jamais caché qu'il était prêt, avec un groupe d'investisseurs, à racheter les Alouettes de Wettenhall. Est-ce son nouveau défi? Wettenhall a-t-il pris ses distances face à celui qui voudrait éventuellement acheter son équipe? En passant, quand Smith se proposait de racheter les Alouettes de Wettenhall, l'ancien défenseur et DG du Canadien, Serge Savard, figurait sur sa liste de co-actionnaires potentiels. Or devinez qui est venu faire son petit tour avant le début de la conférence de presse l'autre jour au 36e étage d'un hôtel qui lui a déjà appartenu?

Sachez que celui que l'on surnomme "Le Sénateur" ne se déplace pas pour rien. C'est encore plus vrai aujourd'hui qu'il y a vingt ans. Et c'est lui aussi un homme d'affaires aguerri. Le grand Serge est un homme de coeur, de passion et de tête. Mais c'est aussi un homme capable de flairer la bonne affaire. Et je doute qu'il était là pour féliciter Jim Popp. Est-il simplement venu flairer le vent? Entendre les propos et partager son anayse? Serge Savard et Larry Smith sont de bons amis. Je ne sais pas ce qu'il en est pour Larry mais je peux affirmer sans trop me tromper que le grand Serge a les moyens de ses ambitions, quelles qu'elles soient.

J'étais heureux de jaser avec Serge avant la conférence de presse. Ses compliments sur mon travail aux Jeux de Pékin m'ont touché. J'aurais été encore plus heureux de pouvoir lui poser quelques questions après les discours officiels. Mais il était déjà parti.

Le boss c'est Robert Wettenhall. Son préféré c'est Jim Popp. Il vient de faire un pied de nez à Larry Smith. Mais Wettenhall perd de l'argent avec les Alouettes. Il a peut-être envie de vendre l'équipe. Si Smith, Savard et quelques autres allongent le montant requis, il pourrait se laisser tenter. Popp a gagné une bataille. Mais la guerre n'est pas terminée, C'est probablement pourquoi la famille du DG a maintenant un domicile permanent en Caroline.

Tout ça pour vous dire que si j'étais à la place de Popp je ne dépenserais pas tout de suite mon salaire de 2014. Et qu'il en est probablement tout à fait conscient.

Prolongation de contrat pour Jim Popp? Il était temps!!!

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On nous dira que ces choses-là ça prend du temps. On nous racontera que d'aucune façon Jim Popp n'allait partir de Montréal. On essaiera de nous remplir comme des baudruches. Peu importe. L'essentiel c'est qu'une entente ait finalement été conclue. L'essentiel c'est que l'on annoncera que Jim Popp restera en poste pour les prochaines années. Et ils seront tous là à se donner des belles tapes d'amitié dans le dos. Ils auront bien du plaisir aux dépens des journalistes qui ont osé imaginer le pire. C'est de bonne guerre. Le plus amusant c'est qu'ils auront trouvé quand même le moyen de se servir de nous, de part et d'autres. Juste pour voir. Juste pour tester les limites de la tolérance de fans beaucoup plus indifférents au football qu'au hockey. Les coqs feront la paix devant les caméras.Il n'y a jamais eu de problème diront-ils en choeur. Ce sont les médias qui créent les problèmes. On a signé la paix des braves dans le nid. Qui s'en plaindra? Personne. Mais je vous met quand même au défi de trouver Jim et le petit Larry à la même table juste pour le plaisir de partager un bon repas. Mais peu importe ce qu'ils prétendront c'est sans importance. Jim Popp parait-il est avec les Alouettes pour y rester. C'est tout ce qui compte. Mais vous conviendrez avec moi qu'il était grand temps de mettre un terme à l'incertitude et d'agir. Même si on nous dira que c'était l'évidence même.


Et si les Eskimos convoitaient Jim Popp?

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On aura beau, du côté des Alouettes, tenter de nous convaincre que ce n'est plus qu'une banale formalité, que Jim Popp va signer incessamment une prolongation de contrat et demeurer au sein de l'organisation montréalaise pour de nombreuses années, la réalité est implacable. Le dossier n'en finit plus de trainer en longueur. Jusqu'à samedi matin la plus grande menace de perdre le grand architecte des succès des Alouettes depuis une dizaine d'années provenait de la NFL qui pouvait convoiter ses indéniables talents de recruteur de talent.

Mais depuis samedi matin, depuis le congédiement de Danny Maciocia, un nouveau prédateur plane sans l'ombre d'un doute au-dessus du nid de vos Z'Oiseaux. Le président et chef de la direction des Eskimos d'Edmonton, Rick LeLacheur a été clair. Il est à la recherche du meilleur homme de football disponible. Or le meilleur homme de football disponible pour une équipe de la LCF sera, à tout le moins à compter du 1er décembre prochain, Jim Popp. Vous me direz que les Alouettes ont tout le temps au monde pour l'attacher avant la date d'expiration de son contrat. Certes. Mais depuis samedi matin, si j'étais l'agent négociateur de Popp, mon client aurait à mes yeux une valeur accrue.

Les Eskimos veulent ramener leurs fans à leur Stade. Ils étaient en moyenne 45 000 par match. Ils ne sont plus qu'une trentaine de milliers de fidèles toujours là à chaque semaine. Pendant des années le pauvre Danny Maciocia, mal aimé sans raison à Edmonton, a dû subir les comparaisons avec Jim Popp. Si vous étiez le grand patron des Eskimos, n'auriez-vous pas envie d'aller chercher celui qui depuis si longtemps est devenu LA référence quand vient le temps de dénicher des joueurs qui permettent de bâtir une équipe gagnante année après année? Larry Smith donnerait-il la permission aux Eskimos de discuter avec Popp avant l'échéance de son contrat? Probablement pas.

Mais les Eskimos ne sont pas pressés. C'est clair et Rick LeLacheur l'a dit. "On va prendre le temps qu'il faudra pour trouver notre homme". Jim Popp se laisserait-il séduire? Pourquoi pas? Les Eskimos ont, malgré leur fiche de 1-4, un excellent noyau de joueurs. Et, après Anthony Calvillo, Ricky Ray est sans l'ombre d'un doute l'un des meilleurs quarts de cette ligue-là. À Edmonton, Jim Popp serait accueilli comme un roi. Même si il s'est enraciné au Québec on ne lui en tiendrait pas rigueur. C'est un américain. Il doit connaître le football mieux qu'un ti-cul du Québec se diront-ils en Alberta. Je suis certain que son nom figure tout au haut de la liste de candidats des Eskimos. Et je suis tout aussi certain que si les Alouettes continuent de glander dans ce dossier, les Eskimos seront prêts à mettre le paquet pour lui faire la cour, lui offrir la grande séduction.

Je demeure convaincu que Jim Popp veut rester à Montréal. Il aime la ville et ses partisans. Il aime cette équipe qu'il a bâti et renouvellé avec succès année après année. Mais l'amour n'est jamais à sens unique. Se sent-il encore aimé par l'organisation? Les dures négociations qu'il subit depuis maintenant trop longtemps ont-elles semé chez lui l'envie d'aller voir ailleurs? La séduction possible des Eskimos pourrait-elle le faire flancher? C'est malheureusement fort envisageable. Et le pire scénario pour les Alouettes serait de perdre Jim Popp au profit d'une des sept autres équipes de la LCF. Surtout, oserais-je ajouter, au profit d'une équipe dont le noyau est suffisamment talentueux pour qu'il puisse la transformer rapidement en équipe championne. D'autant que si Jim Popp quittait pour une ville comme Edmonton, il y a fort à parier qu'il trouverait le moyen de rapatrier plusieurs de ses fidèles compagnons à l'emploi des Alouettes. Un exode de talent vers l'Ouest serait inévitable. Même Marc Trestman pourrait à son tour se laisser séduire...

Et si vous n'êtes pas encore convaincus de cette menace, jetez un coup d'oeil sur l'organigramme des Eskimos. Faites, juste pour le plaisir, le décompte de ceux qui ont déjà appartenus à un moment où un autre à l'organisation des Alouettes. À Edmonton on ne s'est jamais gêné de venir piger dans le nid. Vous pensez que ce serait différent avec un Jim Popp en position de commande?

Plus que jamais ce dossier-là doit trouver un dénouement. Les Alouettes doivent cesser de tergiverser et rapidement mettre sous contrat Jim Popp pour les années à venir. Depuis samedi je suis convaincu que ça va coûter plus cher. Mais la chandelle en vaut le prix. À Montréal, à moins d'être le Canadien, pour remplir 25 000 sièges ça prend une équipe gagnante. Dans une LCF toujours plus compétitive, ça prend un sapré bon homme de football pour offrir aux partisans le produit qu'ils réclament. Jim Popp a prouvé qu'il était cet homme.

Les Alouettes peuvent-ils prendre la chance de perdre ses services au profit d'une des sept autres équipes de la ligue? Jim Popp à Edmonton se serait rien de moins qu'une catastrophe pour vos Z'Oiseaux. Rien de moins. Larry Smith et Claude Rochon auraient beau revêtir les plus habits de Michel Louvain et se faire chanteurs de charme pour tenter de nous faire croire le contraire que ça n'y changerait rien. Il n'y a qu'une solution. Règler ce dossier-là avant de perdre la face et le meilleur homme de football devenu inutilement disponible. C'est aussi simple que ça. Et depuis samedi matin, ça presse.

Hier c'était déjà un peu tard. C'était peut-être même déjà trop tard. Mais dès ce lundi, les Alouettes se doivent d'être sur un pied de guerre et reprendre le contrôle d'une situation qui commence à pourrir dangereusement. Voilà un ballon que Larry Smith ne peut se permettre d'échapper. Il faut maintenant que les Alouettes se réveillent avant que ce ne soit définitivement trop tard.

L'heure de vérité pour Maciocia et les Eskimos

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Au moment d'écrire ces lignes, les Eskimos ont pris les devant 3-0 dans le match du vendredi soir qu'ils disputent, devant leurs fidèles partisans (moins nombreux qu'à l'habitude me semble-t-il), face aux Lions de la Colombie-Britannique. Sans victoire après quatre matches, les Eskimos sont déjà au bord d'un précipice. Plus tôt cett semaine je vous rappelle que leur président Rick LeLacheur a prévenu que la guillotine tomberait en cas de défaite. L'heure de vérité est arrivée. On s'en reparle après le match.

Les Alouettes confirment leur suprématie dans l'est.

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La meilleure façon d'empêcher le demi offensif Cory Boyd de voler le spectacle au Stade Percival Molson c'était encore de donner le ballon...à Avon Cobourne. C'est du moins ce que semble avoir jugé Marc Trestman et son personnel d'entraîneùrs. Cobourne a été la cible de prédilection de Calvillo en plus de se voir confier beaucoup plus de jeux au sol que lors des quatre premières rencontres de la saison. En premère demie seulement, Cobourne avait capté six passes, couru douze fois pour un total de 167 verges de gain (98 par la passe, 69 au sol)! Les Alouettes l'ont emporté 41-10 et Avon Cobourne a connu une soirée du tonnerre avec 115 verges de gains au sol et 116 autres par la passe en plus d'inscrire deux touchés. C'était son 2e match de plus de 200 verges totales en carrière. La dernière fois que c'était arrivé, c'était contre les Argos le 15 août 2008.

Avec ses deux premiers touchés de la saison et plusieurs beaux catches, Jamal Richardson a lui aussi été un des artisans des succès des Alouettes en attaque. Pourtant, lui et SJ Green ont échappé quelques passes relativement faciles d'un Anthony Calvillo qui, à nouveau s'est montré presque parfait en complétant 26 de ses 31 passes pour 351 verges et deux touchés.

Les Alouettes sont maintenant les meneurs de la division Est avec une fiche de 4-1. Ils ont confirmé leur suprématie devant des Argos qui se sont lamentablement effondrés en deuxième demie après avoir vaillamment résisté lors des trente premières minutes de jeu.


Les Argonauts ont été les premiers à se porter en attaque mais ce sont les Alouettes qui ont été les premiers à s'inscrire au tableau indicateur et mènent 7-0 à mi-chemin au premier quart. La poussée s'est amorcée à la suite d'une passe de 22 verges à Avon Cobourne, en plein centre, pour amener les Alouettes à la ligne de 33 des Argonauts dans une situation de 2e jeu et 16 verges provoquées par une pénalité de 145 verges à Jamal Richardson. Calvillo a ensuite enchaîné avec une passe de 11 verges en diagonale captée par Kerry Watkins, une courte passe de 4 verges à Cobourne. Les Alouettes étaient alors au 11 des Argos, avec six verges à franchir pour le deuxième essai. Calvillo, pressé par la défensive Torontoise s'est alors démarqué pour remarquer un S.J. Green fin seul devant les poteaux de but. Après avoir capté la courte passe, Green s'est faufilé vers la zone de buts sans difficulté pour son 3e majeur de la saison, un sommet personnel dans la LCF. Le touché a été marqué à la suite d'une séquence d'un peu plus de cinq minutes au cours de laquelle Anthony Calvillo a complété huit passes pour 59 verges.

Quand les Argonauts ont repris le ballon ils ont réussi à avancer jusq'au milieu du terrain pour ensuite faire du sur place en écopant coups sur coup pas moins de trois pénalités de procédure illégale avant de bénéficier d'une punition d'obstruction appelée le secondeur Diamond Ferri. En fait la réplique torontoise s'est étalée sur huit minutes,17 jeux, quatre premiers essais...et cinq pénalités! C'est alors que le porteur de ballon Cory Boyd a connu ses meilleures courses du premier quart avec des gains de 12 et 15 verges sur deux des trois jeux qui ont suiv. Les Argonauts à la porte des buts ont aussitôt créé l'égalité avec une course de trois verges du quart Cleo Lemon.

Au début du deuxième quart, les Alouettes ont enfin décidé de faire confiance à leur porteur de ballon qui a réussi des courses de 8, 5 et 9 verges. Aorès une faufilade du quart de Ricky Santos, les Alouettes ont tenté le long jeu avec une passe parfaite qu'a toutefois échappé Jamal Richardson à la ligne de 28 verges des Argos. Mais le numéro 18 s'est repris de belle façon sur le jeu suivant en captant une passe de 12 verges pour faire avancer les chaines au 36. La poussée s'est toutefois arrêtée tout de suite après lorsqu'au terme d'une course d'une verge Avon Cobourne a été dépouillé du ballon.

Cleo Lemon a alors voulu tenter un grand coup en décochant une passe de 55 verges captée par Brandon Rideau malgré la couverture de Jerald Brown. Les Argos se retrouvaient du coup profondémment dans le territoire des Alouettes. Ils n'en ont toutefois pas profité. Lemon a été victime d'un sac du quart (le 6e de la saison de John Bowman, son 30e en carrière) puis, à nouveau pressé par le front défensif des Alouettes, a lancé une passe de touché. Grant Shaw, sur un placement de 31 verges, les plaçait néanmoins en avance pour la première fois dans le match. Avec 9:07 à faire à la première demie c'est maintenant 10-3 Toronto.

Mais Toronto manque encore de discipline et on en a eu une autre preuve lorsque Damon Duval a été rudoyé sur un botté de dégagement. La punition a permis aux Alouettes de poursuivre en attaque. Calvillo a donc enchaîné avec une passe de 13 verges à Kerry Watkings, plaçant Montréal à la ligne de 50 des Argos. Une courte passe à Avon Coborourne plus tard s'est trnasformée en un très long jeu grâce à la rapidité du petit porteur de ballon qui ne fut qu'arrêté que 47 verges plus tard, à la ligne de 3 des Argonauts. Ça lui a valu une autre course de deux verges. Ricky Santos s'est amené pour ce qui s'annonçait comme une faufilade du quart. Mais il a surpris tout le monde en lançant une passe de touché à Jamal Richardson. C'était la 1ère passe de touché de Santos en carrière dans la LCF. C'était aussi premier touché de la saison pour Richardson, son 30e en carrière. Montréal reprenait les devant 14-10.

À la fin de la première demie, Avon Cobourne a réussi quelques belles courses pour faire avancer les chaines, jusqu'à ce que Ben Cahoon capte une passe de 9 verges, la 966e de sa carrière, ce qui le place maintenant à égalité avec Allen Pitts, un ancien des Stampeders, au 3e rang pour le plus grand nombre d'attrapés en carrière. Cahoon allait s'emparer seul de ce 3e rang dès le début du 3e quart avec son 967e attrapé.

Après un touché refusé à SJ Green dans la controverse (et sans que Marc Trestman, à court de droit d'appel, puisse contester la décision de l'officiel) Damon Duval ajoutait trois points à l'avance des Alouettes avec un placement 19 verges.

Les Alouettes en ont rajouté à mi-chemin au 3e quart. Tout a commencé par une passe de 51 vertes de Calvillo à Watkins qui plaçait les Alouettes au 27 des Argos. Calvillo a enchainé avec une course de sept verges puis a remis le ballon une fois de plus à Cobourne qui a converti le premier jeu avec une autre course de douze verges. Les Alouettes, à la porte des buts, pouvaient faire mal aux Argos. De la ligne d'une verge Cobourne a d'abord tenté une course à l'intérieur mais sans succès. Mais au 2e essai, il a confondu tout le monde alors que la ligne donnait à penser que Calvillo tentait la faufillade du quart. Cobourne a alors balayé l'aile sur la gauche pour inscrire le touché qui donnait les devant 24-10 (après la transformation de Duval).

Les Alouettes ont multiplié par trois leur priorité sur les Argos à la suite d'un revirement. Une passe de Dalton Bell captée puis échappée par Chad Owens est devenue un véritable cauchemar pour les hommes en bleu. Éric Wilson s'est emparé d'un ballon qui n'en finissait plus de bondir pour ensuite courir 50 verges jusqu'à porte des buts de Toronto. Un jeu plus tard, Jamal Richardson captait sa 2e passe de touché de la soirée. Après la transformation c'était 31-10 Montréal.

Damon Duval allait ajouter un 2e placement à mi-chemin au 4e quart, cette fois sur une distance de 35 verges, portant la marque à 34-10.

Avon Cobourne allait marquer un deuxième touché sur une course de 3 verges en fin de rencontre pour planter le dernier clou dans le cercueil des Argonauts.

Dany Macioccia est-il en danger à Edmonton?

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Il n'y a plus d'équipe invaincue dans la LCF après le premier mois de la saison 2010 mais il y a toujours une équipe en quête d'un premier gain: les Eskimos d'Edmonton. Honnêtement j'en suis très surpris. Cette équipe-là a beaucoup trop de talent pour se retrouver, si tôt dans la saison, dans une situation aussi périlleuse. Une fiche de 0-4 dans l'Ouest c'est catastrophique, rien de moins. Le pire c'est que si les étonnants Argos n'en finissent plus de gagner des matches qu'ils auraient dû perdre, pour les Eskimos c'est tout le contraire: on réinvente à chaque semaine de nouvelles façons de perdre en se tirant dans le pied. Et ça chiâle en masse du côté des fans d'Edmonton. Le premier sur lequel on tire à boulets rouge c'est le DG Dany Macioccia. Remarquez que ça fait longtemps qu'il est le bouc émissaire des partisans en Alberta. Mais cette fois c'est peut-être plus sérieux. L'entraîneur-chef Richie Hall, aussi sympathique soit-il, est aussi fort contesté. Selon nos sources, il le serait même dans son propre vestiaire. C'est plus sérieux. On raconte que ses séances d'entraînements sont désorganisées, longues mais peu productives. Bref, tout le contraire de ce que réussit Marc Trestman qui dirige possiblement les séances d'entraînement les plus efficaces que j'ai vu, toutes disciplines sportives confondues, en trente ans de carrière.

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Les Argonauts de Toronto eux n'en finissent plus de surprendre et sont maintenant ex-aequo au sommet de la division Est avec vos Z'Oiseaux. Jeudi au Stade Percival-Molson ce sera un match qui, contre toute attente, pourrait avoir une sérieuse incidence sur la suite des événements dans la course au premier rang. Pourtant Cleo Lemon est loin de m'avoir convaincu comme quart-arrière. Il faut dire que le porteur de ballon Cory Boyd connaît un début de saison du tonnerre. Si la ligne défensive des Alouettes n'est pas prête à souffrir, le jeune Boyd risque d'en mettre plein la vue. Il n'y a pas de doute que les Alouettes sont plus talentueux que les Argos. Mais je me méfie de cette équipe torontoise qui semble avoir perdu ses complexes sous la férule de Jim Barker.

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Anthony Calvillo a déjà été victime de 12 sacs du quart cette saison. Une moyenne de trois par match. Au retour du voyage dans l'ouest on racontait que c'était à cause du bruit d'enfer mené par les foules hostiles. Ça n'a pas pourtant pas changé grand chose jeudi dernier à Montréal. Ce midi Paul Lambert a avancé un autre élément d'explication: les assignations des joueurs de la ligne offensive sont davantage à un contre un cette saison que par le passé. Sur le plan technique ça rend les joueurs plus imputables mais aussi plus vulnérables. L'adaptation se fait donc plus lentement que prévu. Ça rejoint ce que nous disait Marc Trestman en affirmant qu'à Vancouver il avait peut-être trop compliqué les choses pour la ligne offensive. Il avait d'ailleurs pris le blâme. Si c'est le cas on ne s'inquiétera pas trop. Les Alouettes ont eu très peu de vraies séances d'entraînement depuis le début de saison et le génie créatif de Trestman peut parfois devenir trop complexe pour une mise en application parfaite immédiate. Cette semaine les Alouettes auront deux bonnes séances sur le terrain du campus Loyola de l'Université Concordia et je m'attends à ce que l'on travaille de façon un peu plus pointue sur l'exécution. Des gars comme Lambert,Brodeur-Jourdain, Flory et compagnie sont trop brillants et trop talentueux pour ne pas être capable de s'adapter aux nouvelles attentes de leurs entraîneurs. En espérant que ce soit avant que Calvillo se blesse à la suite d'un sac de trop.

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S.J. Green prend de plus en plus de place comme receveur de passes chez les Alouettes et nul ne s'en surprendra. C'est quasiment un clone de Jamal Richardson, avec un peu moins de moutarde sur ses attrapés que le premier. On oublie toutefois que cela signifie que Dany Desriveaux n'a toujours pas capté une seule passe cette saison. Eric Deslauriers, sur la liste des blessés pour un match, n'a pas vu davantage d'action. Ni l'un ni l'autre ne se plaint, tous deux gardent la tête haute et continuent de faire passer l'équipe avant leurs intérêts personnels mais je peux facilement imaginer leur frustration. C'est cruel le football.